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Histoire d'une famille du Haut-Anjou, région de Segré (M&L).

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Date de création : 07.05.2010
Dernière mise à jour : 27.01.2014
40articles


Jean Baptiste Gastineau/Marie Antoinette Vignais (2)

Publié le 27/01/2014 à 23:41 par chassebouviere Tags : montguillon ampoigné saintsauveurdeflee
Jean Baptiste Gastineau/Marie Antoinette Vignais (2)

Photo de l'auteur (1).

 

-Article à venir.

 

(1) Voir l'article "Mariage Gerbouin-Vignais à Saint-Sauveur-de-Flée, 1910".

 

 

-Article dans la rubrique "De génération en génération (2)".

 



Jean Félix Gastineau/Marie Jeanne Ronflais (2)

Publié le 27/01/2014 à 23:21 par chassebouviere Tags : marans saintsauveurdeflee loire bourgdiré segré
Jean Félix Gastineau/Marie Jeanne Ronflais (2)

Photo de l'auteur (1).

 

Article à venir.

 

(1) Voir l'article "Mariage Esnault-Gastineau à Segré, 1917" dans la rubrique "Mariages d'autrefois".

 

-Article dans la rubrique "De génération en génération (3)".

Chez l'ami Georges

Publié le 17/11/2013 à 18:42 par chassebouviere Tags : mercierlavendée leliondangers kerléano cadoudal
Chez l'ami Georges

Panneau du mausolée de Georges Cadoudal à Kerléano-Auray, Morbihan.

Photo de l'auteur, 2008.

 

A propos de la maison natale de Georges Cadoudal, située tout près du Mausolée (1) :

 

"....classée à ce titre monument historique en 1948, est étroitement liée à...la Chouannerie durant laquelle elle fut le cadre de nombreuses perquisitions et de maints événements.

Il en fut ainsi, notamment, des arrestations, le 30 juin 1794, de Georges, de son père Louis, de sa mère Marie-Jeanne, alors enceinte de son dixième enfant, de son frère Julien, de l'oncle Denis et de Pierre Mercier-la-Vendée, pour les emprisonner à Auray avant de les transférer au fort de Brest...".

 

(1) dont nous reprenons un extrait du texte apposé sur le mur d'entrée de la maison.

 

-Article dans la rubrique "Vendée et chouannerie".

Joseph Malicot, photographe (1874-1953)

Publié le 11/11/2013 à 12:29 par chassebouviere Tags : malicot photographie art
Joseph Malicot, photographe (1874-1953)

Couverture du livre "Un photographe à Sablé, Joseph Malicot"..."ou un quart de siècle de la vie d'un homme dans l'évolution d'une cité et dans le progrès d'un Art" par Jean Distel, Atelier Malicot 72300 Sablé-sur-Sarthe, 2013.

 

Jean Distel nous retrace, d'une manière richement documenté, l'itinéraire d'un photographe sabolien, Joseph Malicot, qui a sillonné le Haut-Anjou il y a 100 ans.

Certains d'entre-nous, qui ont des cartes postales anciennes...sans le savoir... à son nom, pourront suivre en même temps "L'histoire d'un art, la photo" (1).

 

(1) Voir aussi nos liens (Blogs et sites préférés) sur l'atelier Malicot...ressuscité par l'auteur de ce livre passionnant.

Lors des journées du Patrimoine 2013, nous avons eu l'occasion de rencontrer Mr Distel qui nous a fait visiter l'atelier de Joseph Malicot, tel qu'il se présentait à l'époque.

Le Lion d'Angers jadis (5)

Publié le 10/11/2013 à 15:20 par chassebouviere Tags : déportés liondangers resistance segré
Le Lion d'Angers jadis (5)

...Train arrivant en gare du Lion d'Angers (carte postale éditions Malicot, Sablé-sur-Sarthe).

Avec de bons yeux, on peut distinguer Mme Louise Chazal née Esnault près du chef de gare !

Photo de l'auteur (1).

 

"...Voilà la gare du chemin de fer

maison droite qui s'élance dans l'air

Egayée par tous les douze trains

qui passent toujours soir et matin (2)...".

 

Pendant la 2ème Guerre mondiale, des convois de déportés passent  par le Lion en direction de l'est, vers l'allemagne (3).

 

Lors du débarquement allié, le 6 juin 1944, les Allemands regroupent tous les prisonniers de la Résistance bretonne à Rennes (4).

Le 4 août 1944, de bonne heure le matin, un train stationne en gare du Lion, transportant des déportés bretons parqués dans des wagons à bestiaux.

On ravitaille la locomotive pour faire le plein d'eau.

Après avoir obtenu la permission des Allemands, le maire du Lion, Forestier, fait le nécessaire pour que les prisonniers puissent être alimentés.

Les Lionnais accourent généreusement à la gare avec toutes sortes de victuailles.

Après l'ouverture de la porte de la gare, des distributeurs bénévoles s'engagent vers le deuxième quai, encadrés par des soldats allemands méfiants.

En silence, la distribution des soupes, des sandwichs commence.

Du fait de la chaleur à l'intérieur des wagons, certains prisonniers sont en slip, d'autres demandent la permission de sortir pour faire leurs besoins sous le train.

Un prisonnier qui est un abbé du Morbihan parle à mi-voix à  l'abbé Cochard (qui est en soutane) lui demandant de transmettre un message à une famille des Ponts-de-Cé, près d'Angers.

Deux prisonniers en profitent pour filer et rejoindre une habitation, empruntant des vêtements et chacun un vélo qu'ils ramèneront quelques semaines plus tard.

Plusieurs autres prisonniers profitent aussi de ce ravitaillement pour disparaître dans la nature.

Vers 11 h 30, le ravitaillement des prisonniers est terminé. Comme il reste des provisions, une deuxième distribution est prévue dans la soirée....

 

La gare du Lion, après 75 années de bons et loyaux services, disparaît définivitement un beau jour de 1952.

Elle est livrée à la dynamite et démolie par l'entreprise locale Gaboriau.

 

(1) La dame en question se signale au dos de cette carte !

Les "Amis du Petit Anjou" d'Angers ont édité la même carte avec la légende suivante :

"Vapeur en Anjou n° 003

Croisement de deux trains en gare du Lion d'Angers, sur la ligne Angers-Segré.

Celui de droite est tracté par la 120 n° 817 "Janville" des Chemins de fer de l'Ouest.

 

(2) Extrait d'un texte en vers écrit sur les Lionnais, et leur environnement par un Lionnais en 1899, Mr Jean-Baptiste François (1881-1902) employé de commerce.

Nous remercions monsieur Patrice C. à qui nous devons ces informations d'un autre siècle !

Un livre, avec de nombreuses références sur les anciens commerces et leurs propriétaires, agrémenté de photos et cartes postales est à venir.

 

(3) Résumé d'un témoignage de Paul Cochard, vicaire à St-Joseph d'Angers, fils de Léon Cochard (ancien maire du Lion) et de Louise Renaudier.

Son témoignagne apparaît dans deux livres de Pierre Cochard qui est un membre de cette famille :

-"Le Lion d'Angers en Anjou, histoire et ses histoires, Ed Hérault 1987".

-"Annexe 1815-1944 "Le train de Rennes à Belfort" dans "De l'atelier artisanal à l'usine avec Léon-Vincent Cochard" 2003.

Un article dans un bulletin municipal du Lion a aussi été consacré à cet épisode dramatique par ce même auteur dans les année 86-87 (à préciser).

Voir aussi le lien memoiredeguerre.pagespro-orange.fr/convoi44/index.htm

sur l'itinéraire du "dernier convoi de déportés de Rennes...3 août 1944..." ou "train de Langeais".

 

(4) Info du site "lestahitiensdanslaguerre.com" où une infirmière Marie-Jeanne Maistre fait partie de ce convoi.

 

-Article dans la rubrique "(Le) Lion d'Angers".

L'ami Georges Cadoudal

Publié le 01/08/2012 à 12:18 par chassebouviere
L'ami Georges Cadoudal

Photo de couverture de notre livre "Georges Cadoudal et la chouannerie" par son neveu Georges de Cadoudal, éditions Saint-Michel, 1971.

 

Texte à venir où nous reparlerons des liens étroits qui unissaient Mercier la Vendée à Cadoudal à partir des informations glanées dans ce livre.

 

-Article dans la rubrique "Vendée et chouannerie".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 14

Publié le 02/05/2011 à 22:15 par chassebouviere Tags : 1793 segré

Photo à venir.

 

Epilogue :

La masse des insurgés, qui a suivi les petits chefs locaux dans les différentes affaires du Segréen, rentre dans le giron de la République (1).

Cependant, certains insurgés sont inquiétés et feront quelques mois de prison.

D'autres, plus chanceux, qui ont suivi les Deshayes, père et fils de Gené, se joignent aux combattants vendéens du Sud-Loire ou se terrent dans la région de Segré.

Ainsi, Piel La Porte qui est resté à Combré, est arrêté le 9 mai 1793 à la Planche (2).

Des nobles, soupçonnés d'être les instigateurs de la rébellion, sont placés sous surveillance au chef-lieu du département.

Certains, comme Gastineau de l'Oncheraye et monsieur de la Grandière du Plessis, un instant innocentés, sont arrêtés et transférés à Angers.

Ils sont guillotinés six mois plus tard.

 

Au mois de mars 1793, les tentatives de soulèvement dans le Segréen sont un échec.

Elles sont dues, nous semble-t-il, à plusieurs raisons.

Il apparaît évident qu'il y eût une mauvaise coordination entre les groupes de révoltés de Gené-Le Lion et ceux de Ste-Gemmes-Combrée.

Il semble que la défaite de Ste-Gemmes ait obligé les deux groupes à opérer séparément.

A la lecture des rapports, une autre raison des échecs nous oblige à penser qu'une grande partie des gens de cette région était beaucoup plus tiède quant à défendre la cause pour laquelle vont combattre les gens des Mauges.

Nous croyons qu'une étude exhaustive de la région de Segré et de Candé, qui reste à faire (3), pourra permettre d'affiner les causes de cet échec, et d'approcher ainsi de la vérité.

 

L. Clemenceau

 

(1) Note à venir.

 

(2) Voir l'article "mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 5".

 

(3) Texte écrit dans les années 80.

 

- Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 13

Publié le 17/04/2011 à 22:54 par chassebouviere Tags : segré 1793
Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 13

Tableau d'Auguste-Emile Bellet (1856-1911) "Scènes de la guerre des chouans" 1882. Musée des Beaux-Arts de Rennes.

 

Après s'être restaurés, les derniers émeutiers quittent les auberges et se dirigent près du bourg de Loiré, dans une pièce appelé le Pâtis du Gué et proche d'une croix de mission.

Ils ne sont pas pressés de rejoindre Poilièvre, sachant que certains ont déserté les rangs en douce.

Mais une bonne partie des insurgés est maintenant sous les ordres de Poilièvre qui aligne son monde près des haies qui entourent le Pâtis du Gué.

Quand, tout à coup, sur une hauteur joignant le Pâtis, ils aperçoivent l'avant-garde des gardes nationaux.

Les révoltés déchargent alors leur fusils sur la petite troupe qui se replie, rejoignant Charlery, situé non loin derrière.

Afin de cerner les révoltés, ce dernier lance sa cavalerie au galop sur le bourg pour garder les rues et différents chemins, tandis que l'infanterie poursuit les fuyards dans les champs voisins.

On tire de part et d'autre. Du côté des insurgés, on compte déjà des morts.

Jacques Pouriast, procureur de la commune de Vergonnes, courant derrière Poilièvre, lui tire dessus.

Poilièvre s'écroule et Pouriast se précipite sur lui, lui enlevant son fusil, deux pistolets et sa montre.

Pierre Dubier de la Deniolaie, frappé d'un coup de crosse, s'écroule également et fait le mort.

Un garde national s'avance sur lui et lui coupe une oreille. Non loin, Jean Gastineau, domestique de Pierre Ricou, est touché aux cuisses.

Quittant ses souliers, Jean Gandon court à toutes jambes mais il est rattrapé par Joseph Maingault.

Maîtres du terrain, les gardes nationaux arrêtent 27 révoltés qu'ils conduisent au bourg de Loiré et les attachent sur la place.

Le volontaire Pierre Gabillard, voyant Jean Gandon parmi les prisonniers, lui dit :

"Est-il possible que vous vous trouviez avec ces gens-là ?".

Gandon lui répond en pleurant :

"Eh, que voulez-vous quand on a le malheur !".

 

L'affaire du Pâtis du Gué est donc la dernière affaire, sonnant ainsi le glas des révoltes organisées dans le Segréen (1).

Une partie des meneurs est arrêtée.

Dans cet affrontement, il y a eu 3 blessés du côté républicain, 7 morts et blessés du côté insurgé. 2 révoltés meurent des suites de leurs blessures à Candé.

Il s'agit d'un nommé Julien, closier à la Renaudais de Combrée, qui meurt en prison le jour même et de François Poilièvre de la Raguerie qui décède quelques jours plus tard.

A Angers, les 25 autres prisonniers subissent deux interrogatoires.

L'un est mené le 30 mars 1793 par Julien-René Duval, juge de paix du canton du Montglonne (Saint-Florent-le-Vieil) et l'autre le lendemain par Maurice léger, président de la Commission militaire de Maine-et-Loire.

Il ressort des différents interrogatoires que c'est François Poilièvre le principal responsable de la révolte. La faute rejaillit évidemment sur le disparu !

Les interrogatoires sont très succincts. La justice républicaine mène rondement l'affaire, se faisant expéditive.

Le 1er avril 1793, elle veut faire un exemple et condamne 22 insurgés sur 25 (2).

Le lendemain, ils sont exécutés au Champ-de-Mars.

A cause de leur jeune âge, 3 détenus échappent à la mort.

 

(1) Note à venir.

 

(2) Voir la liste à l'article "Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 5".

 

-Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 12

Publié le 26/02/2011 à 22:19 par chassebouviere Tags : segré 1793
Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 12

Détail "Vendée militaire".

 

Au Tremblay. à 6 heures, Poilièvre et ses hommes se mettent en route pour aller vers le village de la Deniolaie.

A Combrée, Angélique Poilièvre se rend chez Jean Montaigu, garçon âgé de 14 ans, et frère de Simon.

Elle lui demande de l'accompagner à la Deniolaie afin de savoir comment s'est passée la nuit.

Angélique Poilièvre retrouve son frère François, le meneur des insurgés, à la Deniolaie.

Il y a là 150 hommes qui forment la moitié de l'attroupement, l'autre moitié désarmant la campagne.

Jean Montaigu ne reste qu'un quart d'heure car une cinquantaine de révoltés le pressent de se rendre à Combrée chez Gandon qui lui donnera "quelque chose" et de revenir au plus vite.

Afin de faciliter son retour, Gandon lui prêtera un cheval et il les retrouvera à la Croix-Couverte ou au bourg de Challain.

En effet, quand Montaigu arrive à Combrée avec Robert du Bois-Brûlé, le père Gandon lui donne un cheval qu'il charge d'une besace.

A la Croix-Couverte, le jeune Montaigu est attendu par une dizaine d'hommes.

Après son arrivée, ils marchent tous ensemble sur les pas de l'attroupement qui a déjà traversé Challain sans s'arrêter et pris la route de Loiré.

Pendant que Jean Montaigu accomplissait sa mission, le gros de l'attroupement rencontre Brillet, précepteur à Beauvais.

Ce dernier leur propose d'aller à Ancenis rejoindre les gars des communes de Vritz et de Freigné, car une partie des gars de Challain est déjà là-bas.

En attendant d'y aller, ils se dirigent sur Loiré.

 

A Candé, Charlery, avec Caron, son adjoint, le citoyen Gigault, commandant du canton du Louroux, ainsi que les gardes nationaux de Pouancé, se préparent à visiter Freigné quand ils sont avertis que 200 révoltés sont à Challain.

Charlery change alors de route et envoie des éclaireurs sur ce bourg.

 

A Loiré, aux alentours de midi, les révoltés se répartissent dans deux auberges du village.

On reparle d'aller à Ancenis rejoindre les gars de Fréigné. Certains insurgés ne veulent pas y aller, mais ils se gardent bien d'en parler aux chefs.

A l'une des auberges, chez la Esnault, Jacques Chevret reçoit un billet apporté par Louis Gastineau, son domestique, accompagné de Jacques Faribault, tisserand, à Combrée.

Le billet provient de Julien Malherbe, closier.

Il y est écrit : "Monsieur Chevré, je vous donne avis que les démocrates de Noesllet, de St-Michel de Pouancé sont à Candé au nombre de plus de cinq cents à six cents. C'est le seul avis que (je) puis vous donner. Signé Julien Malherbe" (1).

Chez la Esnault, l'arrivée du jeune Montaigu détend l'atmosphère.

Jean Oger, fils, décharge le cheval et entre dans l'auberge pour distribuer le contenu de la besace. Elle contient des balles et de la poudre que Oger répartit entre les révoltés, ainsi que du beurre venu directement de chez Gandon.

 

Charlery, à la tête de 200 hommes, tant de cavalerie que d'infanterie, est informé par ses éclaireurs  que les insurgés sont à Loiré. Il envoie, en avant-garde, une partie de la cavalerie.

 

(1) Note à venir.

 

-Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 11

Publié le 23/02/2011 à 18:08 par chassebouviere Tags : segré 1793

Photo à venir.

 

Le 12 mars 1793, à Angers, sur les 9 heures du soir, en pleine séance du Directoire, un courrier extraordinaire apporte des dépêches de Candé (1).

Le paquet est ouvert et on donne lecture d'une lettre des officiers municipaux.

A peine cette lecture est-elle terminée qu'un courrier extraordinaire de la municipalité du Lion arrive.

On lit la dépêche des officiers municipaux du Lion, envoyée à 10 heures, demandant des secours.

Au même instant, Bassereau, curé du Lion, entre dans la salle des séances.

Il assure aux membres du Directoire qu'une foule de gens de campagne, armée de fusils, ayant la cocarde blanche au chapeau, s'est présentée au Lion et a attaqué la garde nationale.

Celle-ci, après une vive fusillade, a pu les chasser et faire un prisonnier.

Le Directoire d'Angers désire alors venir au secours de ces deux villes qui, depuis le commencement de la Révolution, ont donné des preuves multiples de leur civisme.

Il arrête, après avoir reçu l'accord du procureur général syndic que "le citoyen Boisard, commandant le dépôt de cavalerie d''Angers, sera requis d'envoyer de suite 25 hommes de cavalerie au Lion, lesquels y passeront la nuit et si dans la matinée de demain, les révoltés paraissent dissipés, le détachement se rendra à Segré pour se réunir aux 25 autres cavaliers envoyés lundi soir.

Et tous ensemble, ils voleront au secours de Candé avec tous les patriotes qui voudront les accompagner".

 

Le mercredi 13 mars 1793, vers les 6 heures du matin, Bertron quitte la Massière de Saint-Martin-du-Bois pour aller chercher les renforts d'Andigné et Perrigault rejoint les autres à la butte du Percher.

Un quart d'heure après leur départ, Gagneux, son fils Mathurin, et leurs compagnons, restés à la métairie, sont emmenés par un attroupement qui rejoint lui aussi le Percher.

Quand Perrigault arrive au Percher, il annonce que tout est calme du côté de Saint-Martin-du-Bois.

Les révoltés attendent alors 9 heures pour se diriger sur Saint-Martin.

Quelque temps après, 300 révoltés pénètrent dans une pièce de terre en pente, dépendante de la métairie de  l'Oncheraie, toute proche de la Massière.

Au même moment les gardes nationaux de Saint-Martin, d'Aviré et Louvaines entrent à leur tour dans le champ et somment les révoltés de lâcher leurs armes.

Chopin, le cuisinier, avec le sabre du citoyen Vannier à la main, aide certains de ses compagnons à monter la butte pour s'enfuir.

D'autres insurgés tirent sur les gardes nationaux qui se lancent sur eux.

Ces derniers disparaissent alors dans la campagne. mais huit sont finalement arrêtés dont Chopin, le cuisinier, qui est remis au curé Laroche de Montguillon.

Sur le champ de bataille, Chopin regarde ses camarades gisant dans leur sang.

Le curé lui dit :

"Voyez, misérable, le résultat de vos projets, c'est sans doute à la sollicitation de votre maître que vous vous êtes rendu à cet attroupement ?".

Chopin répond simplement :

"oui".

Un garde national, entendant ces paroles, veut lui passer sa baïonnette à travers le corps !

Mais Chopin le supplie :

"Ne me tuez pas, je dirai tout !" (2).

 

 

(1) Note à venir.

 

(2) Note à venir.

 

-Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".

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