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Histoire familiale dans le Haut-Anjou, région de Segré, le Lion d'Angers... (Maine-&-Loire).

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Date de création : 07.05.2010
Dernière mise à jour : 11.04.2015
42articles


En passant par Thorigné d'Anjou...

Publié le 11/04/2015 à 21:49 par chassebouviere Tags : vichy thorignédanjou pétain étatfrancais libération
En passant par Thorigné d'Anjou...

Diplôme de "l'Etat français (1)" délivré à un élève de l'école primaire de Thorigné d'Anjou, année scolaire 1940-1941. Photo de l'auteur pendant la rencontre du 10 avril 2015.

 

Quand les Américains libèrent Thorigné d'Anjou le 9 août 1944 (2) de la présence allemande, c'est évidemment la joie pour la plus grande majorité des habitants.

Après la libération du village, l'enfant de 13 ans a écrit maladroitement sur son beau diplôme "Vive la Fance, vivent les Allés".

Il lui faudra encore continuer un peu l'école !

De la classe avec mon père, dans la même classe...

 

(1) Etat fasciste (Voir "Régime de Vichy") dirigé par le maréchal Pétain, et qui collabore activement avec les occupants nazis après la défaite des armées françaises en 1940 (armistice du 22 juin 1940).

Un article de notre compatriote Jean-Luc vient à point pour rappeler ce qu'était cet Etat de non-droit où "Foi, Honneur et Patrie" avaient perdu toutes leurs valeurs.

https://6bisruedemessine.wordpress.com/2015/04/11/oui-le-marechal-etait-bien-un-traitre/

 

(2) A l'époque, notre grand-père avait inscrit la date de cet événement mémorable sur une pierre en tuffeau de sa maison.

Le général Patton...il l'avait vu passer en jeep avec ses pistolets...malheureusement pas de photo pour confirmer la légende !



En passant par Grez-Neuville...

Publié le 06/04/2015 à 12:29 par chassebouviere Tags : 1944 thorigné grezneuvile libération
En passant par Grez-Neuville...

...le 12 août 1944. Les troupes américaines et alliés passent par le bourg de Grez-neuville.

Photo extraite de notre hors-série "Ouest-france" avril 2014, page 91 (1).

 

Vendredi 10 avril 2015, nous passerons par Thorigné d'Anjou où le groupe d'histoire locale sous la houlette de monsieur Daniel Rochepault présentera ses recherches sur la libération de ce village par les Américains (2).

Des photos inédites de l'époque, des objets, et des témoignages agrémenteront cette rencontre dans la salle du Ponceau, au niveau de l'église (18h30-20h30).

 

(1) Voir le commentaire pour le lien du courrier de l'ouest qui publie une photo des archives départementales.

 

(2) Voir le second commentaire en lien avec cette soirée.

Nos grands-parents paternels habitaient ce village. Notre père, à 13 ans, semble avoir été identifié sur une des photos.

 

-Article dans la rubrique "Thorigné".

Jean Baptiste Gastineau/Marie Antoinette Vignais (2)

Publié le 27/01/2014 à 23:41 par chassebouviere Tags : montguillon ampoigné saintsauveurdeflee
Jean Baptiste Gastineau/Marie Antoinette Vignais (2)

Photo de l'auteur (1).

 

-Article à venir.

 

(1) Voir l'article "Mariage Gerbouin-Vignais à Saint-Sauveur-de-Flée, 1910".

 

 

-Article dans la rubrique "De génération en génération (2)".

 

Jean Félix Gastineau/Marie Jeanne Ronflais (2)

Publié le 27/01/2014 à 23:21 par chassebouviere Tags : marans saintsauveurdeflee loire bourgdiré segré
Jean Félix Gastineau/Marie Jeanne Ronflais (2)

Photo de l'auteur (1).

 

Article à venir.

 

(1) Voir l'article "Mariage Esnault-Gastineau à Segré, 1917" dans la rubrique "Mariages d'autrefois".

 

-Article dans la rubrique "De génération en génération (3)".

Chez l'ami Georges

Publié le 17/11/2013 à 18:42 par chassebouviere Tags : mercierlavendée leliondangers kerléano cadoudal
Chez l'ami Georges

Panneau du mausolée de Georges Cadoudal à Kerléano-Auray, Morbihan.

Photo de l'auteur, 2008.

 

A propos de la maison natale de Georges Cadoudal, située tout près du Mausolée (1) :

 

"....classée à ce titre monument historique en 1948, est étroitement liée à...la Chouannerie durant laquelle elle fut le cadre de nombreuses perquisitions et de maints événements.

Il en fut ainsi, notamment, des arrestations, le 30 juin 1794, de Georges, de son père Louis, de sa mère Marie-Jeanne, alors enceinte de son dixième enfant, de son frère Julien, de l'oncle Denis et de Pierre Mercier-la-Vendée, pour les emprisonner à Auray avant de les transférer au fort de Brest...".

 

(1) dont nous reprenons un extrait du texte apposé sur le mur d'entrée de la maison.

 

-Article dans la rubrique "Vendée et chouannerie".

Joseph Malicot, photographe (1874-1953)

Publié le 11/11/2013 à 12:29 par chassebouviere Tags : malicot photographie art
Joseph Malicot, photographe (1874-1953)

Couverture du livre "Un photographe à Sablé, Joseph Malicot"..."ou un quart de siècle de la vie d'un homme dans l'évolution d'une cité et dans le progrès d'un Art" par Jean Distel, Atelier Malicot 72300 Sablé-sur-Sarthe, 2013.

 

Jean Distel nous retrace, d'une manière richement documenté, l'itinéraire d'un photographe sabolien, Joseph Malicot, qui a sillonné le Haut-Anjou il y a 100 ans.

Certains d'entre-nous, qui ont des cartes postales anciennes...sans le savoir... à son nom, pourront suivre en même temps "L'histoire d'un art, la photo" (1).

 

(1) Voir aussi nos liens (Blogs et sites préférés) sur l'atelier Malicot...ressuscité par l'auteur de ce livre passionnant.

Lors des journées du Patrimoine 2013, nous avons eu l'occasion de rencontrer Mr Distel qui nous a fait visiter l'atelier de Joseph Malicot, tel qu'il se présentait à l'époque.

Le Lion d'Angers jadis (5)

Publié le 10/11/2013 à 15:20 par chassebouviere Tags : resistance déportés liondangers segré trains
Le Lion d'Angers jadis (5)

...Train arrivant en gare du Lion d'Angers (carte postale éditions Malicot, Sablé-sur-Sarthe).

Avec de bons yeux, on peut distinguer Mme Louise Chazal née Esnault près du chef de gare !

Photo de l'auteur (1).

 

"...Voilà la gare du chemin de fer

maison droite qui s'élance dans l'air

Egayée par tous les douze trains

qui passent toujours soir et matin (2)...".

 

Pendant la 2ème Guerre mondiale, des convois de déportés passent  par le Lion en direction de l'est, vers l'Allemagne nazie (3).

 

Lors du débarquement allié, le 6 juin 1944, les Allemands regroupent tous les prisonniers de la Résistance bretonne à Rennes (4).

Le 4 août 1944, de bonne heure le matin, un train stationne en gare du Lion, transportant des déportés bretons parqués dans des wagons à bestiaux.

On ravitaille la locomotive pour faire le plein d'eau.

Après avoir obtenu la permission des Allemands, le maire du Lion, Forestier, fait le nécessaire pour que les prisonniers puissent être alimentés.

Les Lionnais accourent généreusement à la gare avec toutes sortes de victuailles.

Après l'ouverture de la porte de la gare, des distributeurs bénévoles s'engagent vers le deuxième quai, encadrés par des soldats allemands méfiants.

En silence, la distribution des soupes, des sandwichs commence.

Du fait de la chaleur à l'intérieur des wagons, certains prisonniers sont en slip, d'autres demandent la permission de sortir pour faire leurs besoins sous le train.

Un prisonnier qui est un abbé du Morbihan parle à mi-voix à  l'abbé Cochard (qui est en soutane) lui demandant de transmettre un message à une famille des Ponts-de-Cé, près d'Angers.

Deux prisonniers en profitent pour filer et rejoindre une habitation, empruntant des vêtements et chacun un vélo qu'ils ramèneront quelques semaines plus tard.

Plusieurs autres prisonniers profitent aussi de ce ravitaillement pour disparaître dans la nature.

Vers 11 h 30, le ravitaillement des prisonniers est terminé. Comme il reste des provisions, une deuxième distribution est prévue dans la soirée....

 

La gare du Lion, après 75 années de bons et loyaux services, disparaît définivitement un beau jour de 1952.

Elle est livrée à la dynamite et démolie par l'entreprise locale Gaboriau.

 

(1) La dame en question se signale au dos de cette carte !

Les "Amis du Petit Anjou" d'Angers ont édité la même carte avec la légende suivante :

"Vapeur en Anjou n° 003

Croisement de deux trains en gare du Lion d'Angers, sur la ligne Angers-Segré.

Celui de droite est tracté par la 120 n° 817 "Janville" des Chemins de fer de l'Ouest.

 

(2) Extrait d'un texte en vers écrit sur les Lionnais, et leur environnement par un Lionnais en 1899, Mr Jean-Baptiste François (1881-1902) employé de commerce.

Nous remercions monsieur Patrice C. à qui nous devons ces informations d'un autre siècle !

Un livre, avec de nombreuses références sur les anciens commerces et leurs propriétaires, agrémenté de photos et cartes postales est à venir.

 

(3) Résumé d'un témoignage de Paul Cochard, vicaire à St-Joseph d'Angers, fils de Léon Cochard (ancien maire du Lion) et de Louise Renaudier.

Son témoignagne apparaît dans deux livres de Pierre Cochard qui est un membre de cette famille :

-"Le Lion d'Angers en Anjou, histoire et ses histoires, Ed Hérault 1987".

-"Annexe 1815-1944 "Le train de Rennes à Belfort" dans "De l'atelier artisanal à l'usine avec Léon-Vincent Cochard" 2003.

Un article dans un bulletin municipal du Lion a aussi été consacré à cet épisode dramatique par ce même auteur dans les année 86-87 (à préciser).

Voir aussi le lien memoiredeguerre.pagespro-orange.fr/convoi44/index.htm

sur l'itinéraire du "dernier convoi de déportés de Rennes...3 août 1944..." ou "train de Langeais".

 

(4) Info du site "lestahitiensdanslaguerre.com" où une infirmière Marie-Jeanne Maistre fait partie de ce convoi.

 

-Article dans la rubrique "(Le) Lion d'Angers".

L'ami Georges Cadoudal

Publié le 01/08/2012 à 12:18 par chassebouviere
L'ami Georges Cadoudal

Photo de couverture de notre livre "Georges Cadoudal et la chouannerie" par son neveu Georges de Cadoudal, éditions Saint-Michel, 1971.

 

Texte à venir où nous reparlerons des liens étroits qui unissaient Mercier la Vendée à Cadoudal à partir des informations glanées dans ce livre.

 

-Article dans la rubrique "Vendée et chouannerie".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 14

Publié le 02/05/2011 à 22:15 par chassebouviere Tags : 1793 segré

Photo à venir.

 

Epilogue :

La masse des insurgés, qui a suivi les petits chefs locaux dans les différentes affaires du Segréen, rentre dans le giron de la République (1).

Cependant, certains insurgés sont inquiétés et feront quelques mois de prison.

D'autres, plus chanceux, qui ont suivi les Deshayes, père et fils de Gené, se joignent aux combattants vendéens du Sud-Loire ou se terrent dans la région de Segré.

Ainsi, Piel La Porte qui est resté à Combré, est arrêté le 9 mai 1793 à la Planche (2).

Des nobles, soupçonnés d'être les instigateurs de la rébellion, sont placés sous surveillance au chef-lieu du département.

Certains, comme Gastineau de l'Oncheraye et monsieur de la Grandière du Plessis, un instant innocentés, sont arrêtés et transférés à Angers.

Ils sont guillotinés six mois plus tard.

 

Au mois de mars 1793, les tentatives de soulèvement dans le Segréen sont un échec.

Elles sont dues, nous semble-t-il, à plusieurs raisons.

Il apparaît évident qu'il y eût une mauvaise coordination entre les groupes de révoltés de Gené-Le Lion et ceux de Ste-Gemmes-Combrée.

Il semble que la défaite de Ste-Gemmes ait obligé les deux groupes à opérer séparément.

A la lecture des rapports, une autre raison des échecs nous oblige à penser qu'une grande partie des gens de cette région était beaucoup plus tiède quant à défendre la cause pour laquelle vont combattre les gens des Mauges.

Nous croyons qu'une étude exhaustive de la région de Segré et de Candé, qui reste à faire (3), pourra permettre d'affiner les causes de cet échec, et d'approcher ainsi de la vérité.

 

L. Clemenceau

 

(1) Note à venir.

 

(2) Voir l'article "mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 5".

 

(3) Texte écrit dans les années 80.

 

- Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".

Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 13

Publié le 17/04/2011 à 22:54 par chassebouviere Tags : segré 1793
Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 13

Tableau d'Auguste-Emile Bellet (1856-1911) "Scènes de la guerre des chouans" 1882. Musée des Beaux-Arts de Rennes.

 

Après s'être restaurés, les derniers émeutiers quittent les auberges et se dirigent près du bourg de Loiré, dans une pièce appelé le Pâtis du Gué et proche d'une croix de mission.

Ils ne sont pas pressés de rejoindre Poilièvre, sachant que certains ont déserté les rangs en douce.

Mais une bonne partie des insurgés est maintenant sous les ordres de Poilièvre qui aligne son monde près des haies qui entourent le Pâtis du Gué.

Quand, tout à coup, sur une hauteur joignant le Pâtis, ils aperçoivent l'avant-garde des gardes nationaux.

Les révoltés déchargent alors leur fusils sur la petite troupe qui se replie, rejoignant Charlery, situé non loin derrière.

Afin de cerner les révoltés, ce dernier lance sa cavalerie au galop sur le bourg pour garder les rues et différents chemins, tandis que l'infanterie poursuit les fuyards dans les champs voisins.

On tire de part et d'autre. Du côté des insurgés, on compte déjà des morts.

Jacques Pouriast, procureur de la commune de Vergonnes, courant derrière Poilièvre, lui tire dessus.

Poilièvre s'écroule et Pouriast se précipite sur lui, lui enlevant son fusil, deux pistolets et sa montre.

Pierre Dubier de la Deniolaie, frappé d'un coup de crosse, s'écroule également et fait le mort.

Un garde national s'avance sur lui et lui coupe une oreille. Non loin, Jean Gastineau, domestique de Pierre Ricou, est touché aux cuisses.

Quittant ses souliers, Jean Gandon court à toutes jambes mais il est rattrapé par Joseph Maingault.

Maîtres du terrain, les gardes nationaux arrêtent 27 révoltés qu'ils conduisent au bourg de Loiré et les attachent sur la place.

Le volontaire Pierre Gabillard, voyant Jean Gandon parmi les prisonniers, lui dit :

"Est-il possible que vous vous trouviez avec ces gens-là ?".

Gandon lui répond en pleurant :

"Eh, que voulez-vous quand on a le malheur !".

 

L'affaire du Pâtis du Gué est donc la dernière affaire, sonnant ainsi le glas des révoltes organisées dans le Segréen (1).

Une partie des meneurs est arrêtée.

Dans cet affrontement, il y a eu 3 blessés du côté républicain, 7 morts et blessés du côté insurgé. 2 révoltés meurent des suites de leurs blessures à Candé.

Il s'agit d'un nommé Julien, closier à la Renaudais de Combrée, qui meurt en prison le jour même et de François Poilièvre de la Raguerie qui décède quelques jours plus tard.

A Angers, les 25 autres prisonniers subissent deux interrogatoires.

L'un est mené le 30 mars 1793 par Julien-René Duval, juge de paix du canton du Montglonne (Saint-Florent-le-Vieil) et l'autre le lendemain par Maurice léger, président de la Commission militaire de Maine-et-Loire.

Il ressort des différents interrogatoires que c'est François Poilièvre le principal responsable de la révolte. La faute rejaillit évidemment sur le disparu !

Les interrogatoires sont très succincts. La justice républicaine mène rondement l'affaire, se faisant expéditive.

Le 1er avril 1793, elle veut faire un exemple et condamne 22 insurgés sur 25 (2).

Le lendemain, ils sont exécutés au Champ-de-Mars.

A cause de leur jeune âge, 3 détenus échappent à la mort.

 

(1) Note à venir.

 

(2) Voir la liste à l'article "Mars 1793, tentatives de soulèvement dans le Segréen 5".

 

-Article dans la rubrique "Mars 1793, soulèvements dans le Segréen".


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